Exposition de Linogravures par Joëlle Pontseel en Belgique à The City Barn Sablon Bruxelles

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Linogravure

Par Joëlle Pontseel à la Boutique The City Barn Sablon- Bruxelles Belgique

En juin 1986, Joëlle Pontseel obtient son diplôme avec distinction de l’Ecole Supérieure des Arts Plastiques et Visuels de Mons dans la section
“Atelier Images Imprimées” dirigé par Gabriel Belgeonne.

Comme travail de fin d’études, elle choisit l’histoire du « Petit Chaperon Rouge », qu’elle réalise sous forme de livre illustré.
Le musée Royal des Beaux-Arts de Mariemont séduit, l’achète et l’intègre à sa collection permanente.

Ses premiers pas en tant qu’illustratrice s’exercent au sein du groupe « Totem » qui rassemble graphistes et illustrateurs.
Elle crée alors des gravures pour la publicité (Le Soir, La Royale Belge, Les Assurances Fédérales …)
Réalise des illustrations pour plusieurs magazines (Marie Claire, 20 ans, Gael..)
Au même moment , elle participe à plusieurs expositions collectives.

Lorsque le groupe « Totem » se dissout, elle fonde avec son mari, Pierre Renson, la société « Renson-Pontseel » qui conçoit des décors pour le cinéma publicitaire (Chacha, Léo, Coca-cola Grèce…) et le cinéma (court métrage « Rose » d’Alain Berliner, « Le Serpent » d’Eric Barbier..)

Parallèlement, Joëlle poursuit ses activités propres..
Enseigne le dessin aux élèves d’une école de stylisme.
Effectue un an de remplacement comme assistante à l’Académie de dessin d’Anderlecht.
Devient animatrice d’un atelier de création pour enfants dans une école primaire d’Ixelles (Le jardin des écoliers)

Le monde de l’enfance l’attire, elle écrit alors des histoires et imagine des livres qui leurs sont destinés.
En 2000, deux de ses ouvrages sont publiés aux Editions Caramel : « Léon le pêcheur », texte de Carl Hansenne et « Croco le crocodile ».
Plus tard les Editions Tandem, publient son livre en lino gravure dans la collection « Histoire(s) en images ».
Pour les Editions de la Taupe, illustre le texte d’Eddy Devolder « La Taupe ».

En 2004, l’artiste décide de privilégier un travail artistique plus personnel …
Se questionne sur l’être humain…Comment le représenter dans ce qu’il a de plus profond ? .. Comment refléter l’âme ?…Sans aucune pudeur.
C’est au hasard de promenades solitaires, en ramassant des pièces rouillées et des objets abandonnés sur le sol que le déclic se fait !
Ces pièces meurtries, abandonnées par l’homme, ne sont elles pas un peu le reflet de son âme ?
De ces trouvailles vont naître des portraits expressionnistes.
Ils feront l’objet d’une exposition à la galerie Sebastiani du 10 au 25 mai 2007.

Début 2006 naissance de l’Atelier Jopo..

C’est avec l’idée de se rapprocher des gens que Joëlle conçoit cet espace de création.
Cet atelier, comme une fenêtre ouverte entre l’art et la rue, lui permet d’offrir sa créativité et sa technique au service de tous tout en lui laissant la possibilité de poursuivre sa quête artistique.

Elle a récemment animé un stage de lino perdu au Centre de la Gravure à La Louvière.

Plaque de linoleum et gouge
La linogravure est un type de gravure en taille d’épargne (technique consistant à enlever les blancs ou «réserves» du résultat final, l’encre se posant sur les parties non retirées donc en relief (le papier pressé sur la plaque conservant l’empreinte de l’encre1), proche de la gravure sur bois, qui se pratique sur un matériau particulier, le linoleum.
Certains parlent de linographie mais ce mot semble être précisément réservé à une technique d’impression sur textile à base de photographies2. De manière encore plus rare, la linogravure est parfois nommée linoglyphie.

Historique
La linogravure est une méthode de gravure relativement jeune: le linoléum apparaît en Angleterre en 1863. À l’origine utilisé pour recouvrir les sols, c’est seulement en 1900 qu’il est détourné vers la gravure3.
Elle est dérivée de la xylographie; on y retrouve donc les mêmes principes techniques4: taille en épargne des blancs, estampe obtenue par pression et transfert de l’encre disposée sur les zones non creusées sur le support.

Matériel
Plaque de linoléum
Le bloc à graver, de taille et d’épaisseur variable, est un matériau spécial dit linoléum (du latin linum et oleum). «Il est composé d’un mélange de poudre de liège, d’huile de lin, de gomme et de résine, l’ensemble étant comprimé sur une toile de jute5». Le linoléum est plus homogène que le bois et ne comporte pas de fil (sens des fibres du bois, a contrario de la taille de bout, dans lequel les fibres du bois sont verticales sur le bloc); plus tendre, il permet d’utiliser des outils moins souvent affutés.
Outils

Rouleau à encre pour linogravure

Différentes têtes de gouge pour linogravure
On compte trois principales étapes de la réalisation d’une estampe: l’évidement des futures zones de blanc et le travail sur la plaque (la gravure proprement dite), l’application de l’encre (l’encrage), et enfin le transfert de l’image gravée sur le papier (l’impression, ou tirage).
En ce qui concerne la gravure même, les outils utilisés en gravure sur bois conviennent parfaitement à la linogravure: les gouges sont les outils de base nécessaires à l’apprentissage de la linogravure. Elles sont souvent vendues par lots comportant un manche et des têtes interchangeables de différentes tailles et formes (en V ou en U6). Dans le cadre d’une maîtrise plus poussée, il est possible d’avoir recours à des outils plus précis: le matoir, une tige d’acier à tête lignée ou pointillée, permet en frappant d’obtenir des grisés. Des pointes ou un tube frappé au marteau permettent la création de points ronds. L’utilisation du vélo (ou échoppe rayée7) donne cependant des résultats moins probants qu’en gravure sur bois. Il est aussi possible d’avoir recours à des instruments plus fins comme des canifs ou des ciseaux.
L’encrage de la plaque de linoléum se fait grâce à un rouleau spécial4 «après avoir dégraissé le lino à l’essence ou au talc, ou après un léger ponçage à l’abrasif; ensuite on procède par enlevage comme à la manière noire5». L’encre peut être à base d’huile ou d’eau (encre typographique, ou aqualaque aussi employée en monotype par exemple).
Différents types de presses sont utilisables: il existe des presses spécialisées à la gravure, néanmoins une presse à reliure peut aussi être employée. L’impression peut se faire sur presse à bois, ou avec la presse à taille-douce; on peut procéder manuellement «à la cuiller», ou au brunissoir ou avec un frotton5.
Le choix du papier dépend du résultat escompté: il peut être humidifié ou imprimé à sec. Néanmoins, il est préférable qu’il possède un grain épais pour donner plus de «consistance» à l’épreuve.
Chaque estampe est unique et signée par l’artiste.
Technique
Des images créées grâce à des principes de gravures classiques tels que la pointe sèche, l’eau-forte, le vernis mou peuvent être réalisées sur linoléum.
Différentes méthodes annexes entrent en jeu dans le cadre de la linogravure:
? La rehausse de pâte sur le linoléum (empreintes, textures…)
? L’attaque à la soude
? La technique de la pointe sèche
? La technique des gris (à l’impression)

Mode opératoire

Gravure sur lino en deux couleurs successives de Ivo Kruusamägi
La linogravure permet de s’exercer à l’art de la gravure y compris en plusieurs couleurs (couleurs successives par encrage de planches différentes et successives ou par creusements successifs d’une seule). Le dessin peut être inscrit directement sur le linoléum mais on également peut préparer un croquis au crayon, à l’encre de chine, au vernis ultraflex ou avec un calque. Il est possible d’encrer toute la surface (après dégraissage) et travailler comme pour la manière noire.
Le linoleum est présenté à l’outil et le creusement s’effectue dans les sens désirés suivant les effets escomptés. Ici réside un des avantages principaux de la technique: contrairement à la gravure sur bois, le sens y étant imposé par les fibres. En cas d’erreur commise, la plaque peut être réparée grâce à de la poudre de linoléum mélangée à de la colle, puis polie pour ne pas créer de reliefs intempestifs qui fausseraient l’impression5.
Le nombre de tirages est souvent plus limité que lors de l’emploi de la xylogravure: cela est dû à l’écrasement du support plus tendre que le bois (néanmoins «Un lino bien taillé et manipulé avec précaution peut assurer plus d’un millier de tirages sans que la netteté du trait ait eu à en souffrir5»).
Comme pour le bois, plus les entailles sont larges, plus elles doivent être profondes pour éviter les problèmes à l’encrage.
Certains imprimeurs «utilisaient le linoléum gravé à l’acide, l’acide nitrique émiettant et brûlant le revêtement. Dans ce cas le dessin de réserve était fait à l’encre lithographique; on obtient ainsi des clichés au trait8, qui montés sur des bois de 20 mm, permettaient l’impression typographique5».

Précautions

Comme tous les types de techniques qui nécessitent l’utilisation d’outils coupants, des précautions sont nécessaires afin d’éviter des blessures qui peuvent être graves: il est judicieux de fixer la plaque de linoléum sur la table de travail par le moyen, par exemple, d’un support qui la bloque dans le sens de la gravure. Si en revanche la plaque ne peut pas être immobilisée, il est indispensable de placer la main qui maintient le linoléum hors de l’axe du creusement de la surface pour éviter tout glissement intempestif dangereux.

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